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UG-PURUK

Présentation du PURUK

Qui sommes-nous ?

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Objectif

Il est de protéger les habitations et les infrastructures essentielles affectées par l’érosion à Kananga, et renforcer la capacité du gouvernement et des organisations locales en matière de gestion des érosions et planification urbaine résiliente au changement climatique.
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Bénéficiaires

Ce sont particulièrement les citoyens de Kananga. L’aéroport, les routes nationales et le chemin de fer que le projet proposé protégera desservent l’ensemble de la population de la ville soit 1,5 million d’habitants. Les ministères sectoriels nationaux et provinciaux, les autorités locales et l’OVD seront les principales institutions bénéficiaires du projet proposé.
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Zone d'intervention

Les interventions sur les trois sites prioritaires ont été estimées au cours de la préparation pour bénéficier à 1 300 ménages potentiellement menacés par l’érosion, sauvegarder 6 000 emplois sur les marchés menacés et permettre la circulation continue de 10 000 navetteurs quotidiens.

À Propos du Projet

Contexte et justificationLa ville de Kananga fait face depuis plusieurs années à d'importants défis liés à l'urbanisation rapide, à la dégradation des infrastructures urbaines et à la prolifération des érosions qui menacent les populations, les habitations ainsi que les équipements publics.

Afin de répondre à ces défis, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, avec l'appui financier de la Banque mondiale, a mis en place le Projet d'Urgence pour la Résilience Urbaine de Kananga (PURUK). Ce projet vise à réduire les risques urbains, protéger les infrastructures stratégiques et améliorer les conditions de vie des populations.

Objectifs spécifiques

Description du Projet

Les activités du projet s’articulent autour des quatre (04) composantes suivantes :

Composante 1 : Interventions de Réponse d’Urgence

Les activités comprendront :

  1. la gestion du ruissellement et l’amélioration du drainage, y compris des solutions basées sur la nature (pour rediriger l’écoulement ou améliorer l’infiltration des eaux en utilisant des arbres et des espèces de plantes à enracinement profond) ;
  2. la stabilisation des ravins pour arrêter l’érosion et prévenir les glissements de terrain (c.-à-d. remodelage ou reprofilage des canaux à l’aide de géotextiles, de barrages rocheux, de sacs de sable et/ou de filets métalliques), et
  3. les activités associées à la restriction de l’accès et à la protection des zones d’intervention, à la sensibilisation et la surveillance communautaire et à la prévention du déversement de déchets dans les ravins.

Cette composante financera également des études techniques, des modélisations techniques et la supervision des travaux.

Composante 2 : Développement urbain résilient intégré 

Cette composante est conçue pour s’attaquer aux causes sous-jacentes de l’érosion des ravins, des glissements de terrain et des inondations en soutenant une approche intégrée, holistique et résiliente du développement urbain à Kananga. Les activités visent à soutenir des approches à moyen et à long terme afin de renforcer les capacités institutionnelles de gestion urbaine, à développer des systèmes de gestion des risques de catastrophe et à financer des infrastructures physiques résistantes aux érosions et aux changements climatiques, ce qui renforcera la résilience de l’économie locale et des moyens de subsistance. Elle comprend deux sous-composantes :

Sous-composante 2. 1. Gestion urbaine et renforcement institutionnel

Cette sous-composante renforcera la capacité des organismes gouvernementaux aux niveaux central et local et les communautés à :

  1. détecter et surveiller les sites touchés par l’érosion,
  2. comprendre et gérer les aléas des érosions ; et
  3. prévenir les érosions futures grâce à une planification résiliente et tenant compte des risques climatiques sur les infrastructures urbaines. Les activités comprendront entre autres la préparation d’un plan directeur de drainage des eaux pluviales, un plan d’utilisation des sols basée sur les risques et un plan directeur de développement urbain (couvrant les aspects liés à la résilience aux changements climatiques, aux flux de personnes déplacées internes et des retournés et à l’engagement des citoyens).

Le financement au titre de cette sous-composante comprendra l’acquisition de biens tels que des images satellitaires, des études techniques et de l’équipement.

Cette sous-composante financera également les activités de formation et de renforcement des capacités des trois niveaux de gouvernement dans les domaines de la gestion urbaine, en fonction des besoins et des lacunes identifiées, et en tenant compte de la résilience aux risques climatiques.

Sous-composante 2. 2. Infrastructures et services résilients touchés par l’érosion 

Cette sous-composante financera des investissements dans les infrastructures urbaines, y compris la réhabilitation résiliente, la modernisation fonctionnelle et/ou la construction d’infrastructures essentielles endommagées ou potentiellement affectées par l’érosion et les impacts climatiques, et/ou agira comme outils d’atténuation des risques.

La sous-composante comprendra les 10 sites restants déjà identifiés par le gouvernement ainsi que potentiellement d’autres sites sélectionnés en fonction d’une combinaison de vulnérabilité aux érosions et sur base de mécanismes d’identification participative des priorités avec les communautés. Les travaux de génie civil à financer comprennent, entre autres :

  1. la réparation des dommages causés par l’érosion à différents types d’infrastructures urbaines; et
  2. la modernisation ou la construction de nouvelles infrastructures essentielles dans le but de prévenir les dommages futurs dus à l’érosion, tous deux suivront des conceptions normalisées intégrant les changements climatiques et les risques liés aux catastrophes.

Composante 3 : Gestion de projet et soutien à la mise en œuvre

Cette composante financera les coûts liés à la gestion et à la mise en œuvre du projet. Cela comprend, entre autres, le paiement des honoraires des consultants de l’Unité de gestion de projet (UGP), les coûts d’audit, la mise en œuvre du Cadre environnemental et social (CES), le paiement des coûts d’indemnisation pour la réinstallation, le suivi et l’évaluation, évaluation d’impacts, les voyages d’étude, la communication pour l’ensemble des composantes, la sensibilisation et l’engagement des citoyens. La composante permet un financement rétroactif à ne pas dépasser USD 1 million pour des activités de préparation et démarrage du projet.

Composante 4 : Contingence d’intervention d’urgence (CERC)

Cette composante fournira, au besoin, une réponse immédiate en cas d’une crise ou à une urgence admissible. Des ressources seront allouées à cette composante au besoin au cours de la mise en œuvre. Un manuel d’exploitation du CERC sera préparé par le gouvernement au cours de la première année de mise en œuvre du projet et fournira les lignes directrices et instructions détaillées sur la façon de déclencher le CERC et d’utiliser les fonds (y compris les critères d’activation, les dépenses admissibles et les modalités de mise en œuvre spécifiques ainsi que le personnel requis pour l’autorité de coordination).

Coûts et financement du Projet

Le coût total du projet s’élève à 100 millions de dollars EU. Le projet doit être mis en œuvre sur une période de cinq ans. Le tableau ci-dessous résume la ventilation des coûts du projet.
Les coûts et le financement du projet se présente comme suit, par composante :

0millions

Interventions de Réponse d’Urgence

0millions

Développement urbain résilient intégré

0millions

Gestion de projet et soutien à la mise en œuvre

0millions

Contingence d’intervention d’urgence

Montage Institutionnel du Projet

Principes généraux et vues d’ensembleLe cadre de mise en œuvre du projet repose sur une convergence étroite avec les services de la RDC et reflète l'intégration du projet à différents niveaux de la chaîne de valeur.

Pour répondre aux besoins du projet en matière de services techniques, la mise en œuvre du projet est soutenue par des entités publiques spécialisées dans certains domaines d'activités qui ont des antécédents de coopération avec des projets de développement financés à l'échelle nationale et régionale, notamment des projets financés par la Banque Mondiale.

Le dispositif institutionnel est organisé comme suit :
• Le Comité de Pilotage National (CPN)
Il est une structure fonctionnelle intersectorielle dont le mandat est de fournir, au niveau national, des orientations stratégiques générales du projet.

Le Comité de pilotage national est présidé par le Ministre chargé de l’Urbanisme et Habitat. Il est secondé dans ses taches par le Ministre chargé de la Décentralisation. Il a pour mission :
- assurer le suivi du projet ;
- valider le programme d’activités annuel présenté́ par le coordonnateur de l’unité de gestion du projet ;
- examiner et approuver le rapport d’activités annuel du projet ;
- collaborer avec les institutions mettant en œuvre les projets du Gouvernement intervenant dans le même secteur afin d’éviter le chevauchement et d’assurer une meilleure coordination des interventions ;
- Examiner et répondre aux questions d’ordre stratégique liées à la bonne mise en œuvre du projet ;
- Veiller à la bonne gouvernance du projet et garantir le respect des textes conclus entre la Banque mondiale et la République Démocratique du Congo sur le projet.

L’Unité de Gestion du Projet (UGP) assure le secrétariat technique des deux comités de pilotage. A ce titre, elle assure la préparation des travaux du comité de pilotage, au niveau national et provincial, produit les rapports et fait le suivi de la mise en œuvre des décisions du comité de pilotage du projet d’urgence et de résilience urbaine de Kananga. Elle prépare les rapports d’étape trimestriels et annuels à l’attention de la Banque et des autorités de l’État, y compris le Cadre des résultats.

Le Comité de Pilotage Provincial (CPP) : coordonné et présidé par le gouverneur du Kasaï Central, est un organe de contrôle, de surveillance, de suivi et de coordination des opérations entre les parties prenantes du Projet à l’échelon provincial et local. Il a pour mission :

  1. S’assurer de la cohérence entre les stratégies opérationnelles édictées par le comité de pilotage national et celles adoptées par l’Unité de Gestion du Projet ;
  2. S’assurer que le projet ne dérive pas, qu’il reste en phase avec les objectifs et indicateurs initiaux ;
  3. Maintenir de manière permanente un dialogue entre le comité de pilotage provincial et l’Unité de Gestion du Projet pour une meilleure mise en œuvre des activités y afférentes;
  4. Assurer la supervision des interventions liées aux différentes structures sectorielles impliquées dans la réalisation des objectifs du Projet ;
  5. Évaluer les recommandations techniques et administratives nécessaires sur l’avancement du Projet;
  6. Assurer la surveillance des réalisations physiques du Projet et proposer des réajustements éventuels.
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Tutelle du PURUK
Le Projet est placé sous la responsabilité institutionnelle du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), qui dispose d’une expérience dans la gestion et la mise en œuvre de projets financés par la Banque mondiale.
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Unité de Gestion du PURUK
L’Unité de Gestion assure la coordination de la mise en œuvre du projet. A cet effet, elle est responsable de la gestion fiduciaire, de la mise en œuvre des mesures de sauvegardes environnementale et sociale, du suivi et évaluation et des activités de communication.

Elle sera renforcée par des compétences techniques additionnelles rendues nécessaires par la nature multisectorielle du projet. L’UGP est responsable en matière de production de rapports à soumettre au MUH et à la Banque.